Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 17:38

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

General Motors

 

178,2

 

 

Singapour

 

96,3

 

 

 

Danemark

 

161,1

 

 

Toyota

 

95,2

 

 

 

Thaïlande

 

157,3

 

 

Israel

 

92

 

 

 

Ford

 

153,5

 

 

General Electric

 

90,8

 

 

 

Norvège

 

153,4

 

 

Philippines

 

83,1

 

 

 

Mitsui & Co

 

142,8

 

 

IBM

 

78,5

 

 

 

Pologne

 

135,7

 

 

NTT

 

77

 

 

 

Afrique du Sud

 

129,1

 

 

Axa - UAP

 

76,9

 

 

 

Mitsubishi

 

129

 

 

Egypte

 

75,2

 

 

 

Royal Dutch Shell

 

128,1

 

 

Chili

 

74,3

 

 

 

Itoshu

 

126,7

 

 

Irlande

 

72

 

 

 

Arabie Saoudite

 

125,3

 

 

Daimler-Benz

 

71,5

 

 

 

Exxon (Esso)

 

122,4

 

 

British Petroleum

 

71,2

 

 

 

Wall Mart

 

119,3

 

 

Venezuela

 

67,3

 

 

 

Ford

 

100,1

 

 

Groupe Volkswagen

 

65,3

 

 

 

Grèce

 

119,1

 

 

Nouvelle Zélande

 

65

 

 

 

Finlande

 

116,2

 

 

Unilever

 

43,7

 

 

 

Marubeni

 

11,2

 

 

Pakistan

 

41,9

 

 

 

Sumimoto

 

109,3

 

 

Nestle

 

38,4

 

 

 

Malaisie

 

97,5

 

 

Sony

 

34,4

 

 

 

Portugal

 

97,4

 

 

Nigeria

 

29,6

 

 

 

Ensemble des 5 plus grandes firmes

 

526,1

 

 

 

 

 

 

Proche-Orient et Afrique du Nord

 

454,5

 

 

 

 

 

 

Asie du Sud

 

297,4

 

 

 

 

 

 

Afrique Sub-Saharienne

 

269,9

 

 

 

 

 

 

Chiffres 1999, sauf les chiffres en italique qui datent de 1992

 

Courrier International, Le Monde Diplomatique

 

 

 

 

 

 

2
L'illusion démocratique

 

La démocratie a déjà cessé d'être une réalité.

Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions.

La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC,

AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d'un processus appelé "mondialisation".

 

 

 


Une suspension proclamée de la démocratie n'aurait pas manqué de provoquer une révolution. C'est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel.

Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n'avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s'appelle "nouvel esclavage", avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

 

  

3

 

 

4

 

 

 

 

Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde

 

 

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

 
Il est dès lors naturel qu'ils s'accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

Désengagement total des états de l'économie, y compris des secteurs de l'éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l'armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu'une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des "Maîtres du Monde", et plus il fait augmenter la dette de son pays.

Précarisation des emplois et maintien d'un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n'importe quel salaire ou conditions de travail.

Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n'importe quel travail à n'importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu'elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse "crise asiatique" de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.

 

La disparition de l'information

 


Depuis le début des années 90, l'information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d'exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un

journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d'information véritable. Le reste est constitué de sujets "magazine", de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d'information ont été presque totalement éliminés.

L'information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l'information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.

 

 


Le pouvoir a déjà changé de mains

 

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (

FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

Le pouvoir de ces organisations s'exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

 

Voici une liste des chiffres d'affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d'acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l'accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d'affaires ou PIB, en milliards de dollars

 

 

 

Par phenix
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

Recherche

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus